Ce projet de loi, présenté par le ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, Madame Christine LAGARDE, s’inscrit dans la politique d’ensemble du Gouvernement en faveur de la croissance, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Le texte est actuellment discuté à l’Assemblée nationale.
Il est le résultat d’un important travail qui a pris appui sur les recommandations de la commission pour la libération de la croissance française (commission de Jacques ATTALI), dont il reprend un grand nombre de propositions.
L’objectif principal de ce projet de loi, arrivé en discussion à l’Assemblée nationale le 27 mai 2008, est de soutenir durablement la croissance française, dans un contexte international difficile.
L’impact des trente mesures du projet de loi est estimé à :
0,3 % de croissance supplémentaire du produit intérieur brut par an
et 50 000 créations d’emplois supplémentaires par an.
Les mesures proposées font appel à l’ensemble des leviers de modernisation de l’économie :
la libération de l’activité et des énergies ;
la levée des blocages structurels en favorisant la concurrence et le maintien d’un équilibre entre les différents acteurs.
Elles s’articulent autour de quatre axes :
1. La généralisation de la distribution du livret A.
Aujourd’hui réservé à la Banque postale, aux caisses d’épargne et au Crédit Mutuel, le livret A - qui demeure le produit d’épargne préféré des français - sera, à compter du 1er janvier 2009, disponible dans toutes les banques qui souhaitent le proposer à leurs clients.
2. La réduction des délais de paiement
Afin d’éviter des délais de paiement qui pénalisent principalement les PME, la réforme propose un plafonnement des délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture.
Il est également prévu de renforcer les sanctions en cas de dépassement de ce délai.
3. La libre négociation des tarifs entre distributeurs et fournisseurs
Dans le but de favoriser la baisse des prix, il est prévu d’introduire davantage de concurrence dans les relations commerciales.
4. Favoriser la mise en place d’opérations promotionnelles et de soldes
Les commerçants bénéficieront d’un régime des soldes assoupli et les consommateurs pourront profiter de plus de réductions de prix toute l’année : chaque commerçant pourra réaliser deux semaines supplémentaires de soldes "libres" par an et pourra réaliser des opérations de déstockage tout au long de l’année.
5. Accorder aux PME un traitement préférentiel dans les marchés publics
Le projet prévoit à titre expérimental et pour une période de cinq ans, que les acheteurs publics pourront traiter de façon préférentielle avec les PME innovantes ou leur réserver une part de leurs marchés publics, ce qui ne manquera pas de faciliter leur développement - l’équivalent d’un "Small Buisness Act" à la française*.
* le Small Buisnesse Act est une loi des Etats-Unis datant de 1953 et visant à favoriser les petites et moyennes entreprises dans le tissu économique du pays.
6. Relèvement du seuil de 300 m2 à 1000 m2 pour les supermarchés
Le seuil de déclenchement de la procédure d’autorisation sera porté de 300 à 1000 m2 afin de permettre l’installation d’enseignes nouvelles sur les magasins de taille limitée et de développer la concurrence, sous certaines conditions.
7. Les seuils d’impôts et de cotisations sociales pour les entrepreneurs individuels
Grâce à ce projet, chaque entrepreneur individuel pourra s’acquitter en une fois de ses impôts et de ses cotisations sociales en payant 13% (pour les activités de commerce) ou 23% (pour les activités de services) sur son chiffre d’affaires annuel tant que celui-ci restera inférieur à 76 300 euros pour le commerce et 27 000 euros pour les services.
8. La dispense de certification des commissaires aux comptes pour les petites SAS
Pour les petites Sociétés par Actions Simplifiées (SAS), la certification des comptes devient optionnelle. En effet, il n’est pas rare que cette procédure soit jugée, pour une petite structure de 2 ou 3 salariés, comme étant une contrainte administrative et financière disproportionnée par rapport à la taille de l’entreprise.
A partir 30 juin arrivé du texte au Sénat
Fin juillet : vote des deux assemblées









