Loi de finances pour 2012 au Sénat : le PS en décalage total avec la réalité !

A l’issue du vote par la nouvelle majorité du Sénat du volet « recettes » du projet de loi de Finances, notre groupe a tenu une conférence de presse le 30 novembre dernier pour dénoncer les méthodes de la gauche sénatoriale.

J’ai assisté, au côté de notre Président Jean-Claude Gaudin, et du Président de la Commission des Finances Philippe Marini, à la présentation détaillée et à l’analyse des mesures adoptées par la nouvelle majorité. Le constat est clair : la gauche utilise le Sénat comme le laboratoire du futur projet socialiste pour la présidentielle…

A l’issue du vote par la nouvelle majorité du Sénat du volet « recettes » du projet de loi de Finances, notre groupe a tenu une conférence de presse le 30 novembre dernier pour dénoncer les méthodes de la gauche sénatoriale.

J’ai assisté, au côté de notre Président Jean-Claude Gaudin, et du Président de la Commission des Finances Philippe Marini, à la présentation détaillée et à l’analyse des mesures adoptées par la nouvelle majorité. Le constat est clair : la gauche utilise le Sénat comme le laboratoire du futur projet socialiste pour la présidentielle…

Premier constat : les propositions socialistes ignorent, comme à leur habitude, les impératifs de réduction de la dépense publique. Dans les amendements proposés par la gauche, il n’y a aucune mesure d’économies, malgré la gravité de notre situation économique et notre niveau d’endettement. Pour réduire le déficit et continuer de financer toujours plus de dépenses, l’augmentation massive de la fiscalité est la seule option proposée. C’est une solution irresponsable : un redoutable choc fiscal pour notre pays et nos concitoyens.

Deuxième constat : les propositions de gauche se résument à : toujours plus d’impôts et de prélèvements La nouvelle majorité de gauche a créé 30 taxes dans le PLF !

Troisième constat : les mesures votées par la gauche visent notamment les classes moyennes et les ménages. Deux exemples emblématiques peuvent être cités : la suppression des exonérations des heures supplémentaires, et le rabaissement du seuil d’exonération des droits de successions de 159 000 à 50 000 euros.

Quatrième constat : les mesures proposées par la gauche fragilisent nos entreprises. Près de 60% des recettes nouvelles proposées par la gauche touchent les entreprises, soit au moins 20 milliards de fiscalité en plus, ce qui équivaut à une augmentation de 50% du montant de l’impôt sur les sociétés !

Un exemple : la gauche a adopté un amendement limitant l’avantage fiscal de la déductibilité des intérêts d’emprunt. Ceci crée de l’instabilité fiscale pour nos entreprises, à un moment de grande fragilité et où elles n’en ont vraiment pas besoin. Réduire la déductibilité des intérêts d’emprunt à un moment où les entreprises sont frappées par la récession et déjà endettées, cela conduit à augmenter les taux d’imposition effectifs… Or, qui créé des emplois et de la croissance sinon nos entreprises ?

Lors des débats, des dissensions sont apparues entre socialistes et communistes, entre socialistes et élus verts, mais aussi entre socialistes eux-mêmes. Preuve supplémentaire que la nouvelle majorité n’est pas si unie, et que, même en son sein, certains ne peuvent cautionner des positions aussi archaïques et décalées avec l’urgence de la situation économique de notre pays.

(crédit photo Sénat)

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