La délinquance globale, qui avait augmenté de 17,7% entre 1997 et 2002, a baissé en 2011 pour la 9ème année consécutive (‐16,4% depuis 2002). La délinquance de proximité a diminué de 40% depuis 2002, les atteintes aux biens de 30% et le taux d’élucidation des crimes et délits a progressé de 48%. La hausse de 22,8% des atteintes aux personnes (+70% entre 1997 et 2002) est en grande partie liée aux efforts des pouvoirs publics pour inciter les victimes de violences intrafamiliales, et notamment les femmes, à porter plainte. Les violences crapuleuses, qui avaient littéralement explosé sous le Gouvernement Jospin, sont en revanche en baisse de 10% depuis 2002.
Comme d’habitude, le PS accuse Claude Guéant de « maquillage » des statistiques. Cette accusation est proprement scandaleuse. Face aux progrès accomplis depuis 2002, le Front national et le Parti socialiste en sont réduits à la dénégation. Rappelons que :
l’outil statistique est le même qu’à l’époque où Lionel Jospin était Premier ministre. Si la notion de délinquance générale peut soulever des difficultés d’interprétation, il existe plus d’une centaine d’indicateurs aisément consultables, qui correspondent chacun à un type d’infraction
l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDREP) n’est pas un service du ministère de l’Intérieur, mais un organisme statistique rattaché à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Personne n’a jamais songé à accuser l’INSEE, qui est pourtant une direction générale du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, de manipuler les chiffres du chômage ou de la croissance…
Curieusement, les seuls chiffres que les socialistes ne contestent pas, mais qu’ils citent au contraire du matin au soir, sont ceux qui reflètent une augmentation de la délinquance dans un secteur donné (ex. les cambriolages). Il faudrait savoir : soit les statistiques sont fiables, soit elles ne le sont pas !
La réalité, c’est que le PS cherche à faire oublier son incurie en matière de sécurité. Il feint d’avoir évolué et de durcir le ton sur la délinquance, mais ce qu’il propose, c’est tout simplement de :
rétablir la police de proximité (dont la création a contribué à l’explosion de la délinquance sous le Gouvernement Jospin) ;
encourager la récidive en supprimant les lois adoptées depuis 2007 ;
réduire le nombre de places de prison et rendre systématiques les allègements de peines et les libérations conditionnelles (la loi de programmation sur l’exécution des peines en cours d’examen au Parlement prévoit au contraire d’accroître et de diversifier le parc carcéral, avec un objectif de 80 000 places disponibles en 2017 contre 56 000 actuellement) ;
développer une culture de l’excuse, qui fait du criminel une victime de la société.
Ces propositions dangereuses entraineraient, comme entre 1997 et 2002, une explosion de la délinquance. Le Gouvernement, au contraire, a choisi d’agir jusqu’au bout. Il a pris le parti des victimes, non celui des coupables. Chacun a choisi son camp !









