Projet de loi instaurant un droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques pendant le temps scolaire obligatoire

Le projet de loi prévoit que lorsqu’une grève importante des enseignants est prévue (au moins 10% des enseignants ayant annoncé leur intention de participer au mouvement), les communes doivent mettre en place un dispositif d’accueil des élèves …

Ce projet de loi, qui répond à la volonté exprimée par le Président de la République durant la campagne électorale de la dernière élection présidentielle, permet de concilier deux libertés :

  • la liberté de faire grève reconnue par la loi aux agents de la fonction publique en cas de désaccord avec leur employeur
  • et la liberté de travailler.

Or, cette dernière liberté n’est pas respectée lorsque les mouvements de grève au sein de l’éducation nationale contraignent les parents à assurer eux-mêmes la garde de leurs plus jeunes enfants.

Ce dispositif, qui s’appliquera aux élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques, durant le temps scolaire obligatoire, prévoit aussi l’obligation pour l’Etat et les syndicats, dans le cadre d’une procédure de prévention des conflits, d’engager des négociations avant le dépôt d’un préavis de grève.

Le projet de loi stipule également, en vue de faciliter la mise en place du dispositif, que les enseignants désireux de faire grève doivent le signaler à l’administration, au moins 48 heures avant le début du mouvement.


Il s’agit donc, en cas de grève importante des enseignants (au moins 10% des enseignants d’une commune), de pouvoir organiser la mise en place, par les équipes municipales, d’un service d’accueil des enfants scolarisés dans les écoles maternelles ou élémentaires publiques pendant le temps scolaire obligatoire.

Les maires qui organiseront ce service, sans nouvelles normes ou contraintes particulières, bénéficieront d’un financement de l’État au titre des dépenses exposées pour la rémunération des personnes chargées de l’accueil des élèves. Cette contribution sera calculée en fonction du nombre d’élèves accueillis.

Il sera également permis aux maires de confier, par convention, l’organisation et la mise en place du service d’accueil à une autre commune ou à un établissement public de coopération intercommunale. Notons que la responsabilité civile et administrative du dispositif incombera lui à l’Etat.

Les personnes volontaires, qui pourront demain prétendre à la prise en charge des enfants, dans le cadre du nouveau service d’accueil, sont : les professeurs ou enseignants à la retraite, le personnel des centres de loisirs (ou d’une toute autre association qui a vocation à encadrer de jeunes enfants), les étudiants préparant leurs concours d’enseignants, etc.

Le nouveau dispositif devrait être effectif dès la rentrée scolaire de septembre 2008.

Les dossiers
Dernières publications
Liens utiles
Restons connectés !
Philippe Dallier,
Sénateur de Seine-Saint-Denis
Casier de la Poste
15, rue de Vaugirard
75291 Paris Cedex 06
01 42 34 34 82
p.dallier@senat.fr