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Après le plan de relance pour l’emploi, le Contrat Première Embauche

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Depuis juin dernier, Dominique de VILLEPIN assume avec force, courage et conviction les responsabilités que le Président de la République lui a confiées.

Après le plan de relance pour l’emploi de septembre dernier, dont les résultats sont maintenant tangibles, après la très innovante réforme en matière de fiscalité adoptée à l’automne, instaurant la création d’un « bouclier fiscal » qui plafonnera à 60% des revenus d’un foyer fiscal le total de l’impôt sur le revenu, des impôts locaux et de l’impôt sur la fortune, le Premier Ministre propose aux jeunes de moins de 25 ans le Contrat Première Embauche.


Comme d’habitude, la gauche française, plus conservatrice que toute autre en Europe, hurle et tente de manipuler les jeunes qui, naturellement, sont inquiets pour leur avenir. Il n’est rien de plus facile et de plus irresponsable que de faire peur.

Si la presse est plutôt modérée sur le sujet, les Français semblent hésiter. C’est donc à nous, élus, militants, sympathisants de la majorité, de rappeler que la précarité, c’est d’abord la succession des stages non rémunérés et des CDD bien souvent entrecoupés de périodes de chômage, que connaissent l’immense majorité des jeunes avant de décrocher le CDI auquel ils aspirent bien naturellement.

Face à cette situation, que devions-nous faire ? Ne rien changer et verser des larmes de crocodile sur notre taux record en ce qui concerne le chômage des moins de 25 ans ?

Après 30 années de crise, la gauche française n’a pas encore compris que l’emploi comme la croissance ne se décrètent pas ! Il revient au Gouvernement d’en créer les conditions. Si les emplois aidés dans le secteur public peuvent mettre le pied à l’étrier à ceux qui sont le plus en difficulté et que les chefs d’entreprise ne recruteront pas, il faut se rappeler que seul le secteur marchand crée de la richesse. Et c’est uniquement en créant de la richesse que nous pourrons réduire notre déficit public, nous désendetter et par la même garantir notre système de protection sociale.

Il est un paradoxe auquel chacun d’entre nous devrait réfléchir : la croissance économique n’a jamais été aussi forte dans le monde qu’en 2005, et pourtant l’Europe n’en profite pas vraiment. Pourquoi ?

Est-ce en travaillant moins et en alourdissant le taux des prélèvements qui pèsent sur nos entreprises que nous leur permettrons de faire face aux défis de notre temps ?

Certes, les entreprises du CAC 40 se portent bien ; cela permet à la gauche de laisser croire que tout irait bien dans le meilleur des mondes capitalistes. Cependant, il faut bien voir que ces grandes entreprises réalisent la plus grande partie de leurs bénéfices à l’étranger, pas en France. Pourquoi ?

Faire en sorte que nos entreprises, petites, moyennes et grandes, puissent produire et créer des emplois en France, voilà le challenge auquel nous sommes confrontés.

Depuis 8 mois, toutes les mesures prises par le Gouvernement vont dans ce sens. Elles commencent à porter leurs fruits.

L’année 2006 doit être une année pleinement consacrée au redressement de la France. Les échéances électorales viendront bien assez tôt.

Sachons rester unis derrière le Gouvernement et faiòe bloc face à la gauche, car personne ne peut espérer gagner en 2007 sur un échec de la politique conduite au nom de la majorité.

Philippe Dallier

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