Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Suite à la décision prise par le Gouvernement, de remplacer le CPE par un dispositif d’accompagnement pour les jeunes les plus en difficulté, je tenais à réagir à cette annonce. Voici mon communiqué lancé au lendemain de la déclaration de notre premier ministre :
"Une proposition de loi visant à remplacer le CPE par un nouveau dispositif favorisant le retour à l’emploi des jeunes de moins de 26 ans sans qualification sera donc prochainement proposée au Parlement.
Si je suis tout à fait favorable à tout nouveau dispositif visant à l’insertion et à la sécurisation des parcours professionnels des jeunes, je ne voterai pas la suppression du CPE.
Je ne la voterai pas car, ce que je trouvais bon il y a 3 semaines, je ne peux le trouver mauvais aujourd’hui.
Edgar FAURE, qui avait souvent changé d’avis, disait pour se justifier : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Pour ma part, je ne peux me résoudre à laisser croire par mon vote que le vent ayant soufflé, fut-ce très fort, il faille une fois de plus renoncer à réformer notre Pays.
Certes le CPE n’était certainement pas parfait et j’espérais que nous pourrions apporter, sur les 2 points les plus contestés, les modifications que nous aurions d’ailleurs dû proposer de nous-mêmes sur l’explication à donner aux jeunes en cas de rupture du contrat et le raccourcissement à 1 an de la période de consolidation. Notre principale erreur fut là.
Pourtant le CPE représentait une amélioration potentielle de leur situation pour les ¾ des jeunes en situation d’activité. En effet, 23 % d’entre eux sont au chômage et 55 % se trouvent soit en stage, soit en CDD ou en intérim, toutes situations bien plus précaires que le CPE qui était d’abord un vrai contrat de travail à durée indéterminée.