Depuis des mois, nos adversaires politiques, les déclinologues de profession mais aussi parfois certains dans nos rangs répètent à l’envi que les résultats de notre politique seraient au mieux inexistants, au pire désastreux.
Pour les premiers, notre politique serait mauvaise par nature puisque conduite par un gouvernement de droite. Pour les seconds, la France serait vouée à l’avilissement et au déclin. Pour les derniers, nous n’irions pas assez vite, pas assez loin. Pour eux tous, alors que l’heure du bilan n’a pas encore sonnée, la condamnation est ferme et définitive.
Pourtant, en cette rentrée 2006, la donne est en train de changer et il nous reste plusieurs mois afin de parachever le travail de réforme accompli par les gouvernements de Jean-Pierre RAFFARIN puis maintenant par celui de Dominique de VILLEPIN.
En France, si cette année restera incontestablement marquée par la crise du CPE, il est maintenant certain qu’elle le sera aussi par la baisse importante du chômage, le retour de la croissance, la réduction du déficit budgétaire et la baisse de notre endettement.
Alors qu’en début d’année tout le monde ou presque critiquait les hypothèses « trop optimistes » sur la base desquelles le budget avait été voté, aujourd’hui les faits donnent raison au Gouvernement.
Certains diront peut-être que ces résultats se sont fait attendre. Certes. Mais qui pouvait sérieusement penser, en juin 2002, inverser, en quelques mois, une tendance lourde alors que le gouvernement de Lionel JOSPIN avait multiplié les dépenses non financées sans engager aucune des réformes nécessaires au Pays.
Qui pouvait croire, alors que la conjoncture économique en Europe et en Amérique du Nord était morose, qu’il était possible de régler, en deux ou trois ans seulement, tous les problèmes : retraite, chômage, sécurité sociale, déficit budgétaire, endettement, éducation nationale, quartiers en difficultés, logement, justice, sécurité...
Nos gouvernants, quels qu’ils soient, ne disposent pas de baguette magique et à l’heure de la mondialisation de l’économie et de la globalisation des problèmes, il faut du travail et de la constance dans la conduite des affaires avant d’obtenir des résultats.
L’économie répond à des cycles. Tout l’art d’une politique efficace réside dans le fait de savoir utiliser au mieux ces cycles lorsque l’opportunité d’une relance de la croissance se présente. Pour cela, il faut préalablement avoir pris les bonnes décisions permettant à nos entreprises de se positionner sur leur marché. Il faut également inspirer la confiance sans laquelle rien de durable n’est possible.
En 1997, le gouvernement JOSPIN est arrivé au pouvoir au moment où la croissance repartait et a bénéficié du formidable travail de redressement engagé depuis 1993 par les gouvernements BALLADUR puis JUPPE. Mais après, en moins de 5 ans, ils ont, comme d’habitude, vidé les caisses sans réaliser aucune des réformes difficiles nécessaires à la préservation de notre modèle social.
Le Pays en a payé les conséquences dès la fin 2001 avec la baisse de la croissance et le chômage qui repartait à la hausse ! La tendance s’était donc inversée depuis plusieurs mois lorsqu’ils quittèrent le pouvoir.
Aujourd’hui, tout n’est pas réglé, mais nous avons engagés les réformes de fond et les résultats commencent à se faire sentir. Quels qu’aient pu être les obstacles, et ils furent nombreux, notre majorité aura réussi à remettre le pays sur les rails du bon sens et de l’efficacité économique.
Ces quelques mois avant la campagne électorale présidentielle doivent nous permettre d’en convaincre, chiffres à l’appui, nos concitoyens. C’est à cette seule condition que nous pouvons espérer l’emporter.
Les passions semblent s’apaiser dans notre camp, tandis qu’un climat de plus en plus détestable règne au parti socialiste : ceci nous confère un certain avantage. Sachons, les uns et les autres, ne pas gâcher ces précieux atouts dans la difficile partie que nous allons jouer d’ici le printemps prochain.
Je le répète depuis bien longtemps, personne à droite ne peut espérer gagner sur l’échec du gouvernement. Je forme des vœux pour que le débat sur la fusion SUEZ - Gaz De France qui va s’ouvrir à l’Assemblée Nationale nous en apporte la démonstration.
Dans le même temps, le Sénat examinera le projet de loi de Nicolas SARKOZY sur la délinquance des mineurs. Le débat s’annonce animé. Vous pouvez compter sur moi pour faire entendre la voix de la Seine-Saint-Denis.