Toutefois, mon activité parlementaire ne s’est pas arrêtée pour autant.
Comme chaque année, dans le cadre du vote du budget, j’ai été rapporteur pour la mission "ville et logement".
Si je présentais déjà la partie "ville" les années précédentes, s’est maintenant rajoutée celle du "logement", à la place de Roger KAROUTCHI, devenu Secrétaire d’Etat dans le Gouvernement de François FILLON.
Toutefois, l’essentiel de mes travaux depuis quelques mois a porté sur une étude visant à établir un rapport sur la gouvernance de Paris et sa banlieue, rapport rendu public le 9 avril "Le Grand Paris : un vrai projet pour un enjeu capital".
La région Ile-de-France est aujourd’hui encore l’une des plus riches d’Europe et du monde, cependant dans les milieux économiques, en France et à l’étranger, on la dit en perte de vitesse par manque de dynamisme, de grands projets structurants, faute d’une part de lisibilité des politiques d’aménagement du territoire, et d’autre part faute d’interlocuteur politique clairement identifiable.
De plus, alors que Paris continue à faire l’admiration du monde entier, les habitants des quartiers construits après guerre pour pallier la crise du logement, ressentent un sentiment d’exclusion, économique et social, de plus en plus fort. La mixité sociale a disparu de ces quartiers et l’intégration des nouvelles populations étrangères reste difficile dans un contexte de crise du logement et de crise économique. Tout concourt aujourd’hui à faire de la région la plus riche de France et d’Europe un espace sans véritable cohésion urbaine et sociale où cohabitent richesse économique et grande pauvreté.
Dans ce contexte, la métropole parisienne peut-elle conserver son rang mondial ? L’État peut-il courir le risque que sa capitale, au sens large, repose sur un territoire aussi morcelé politiquement que socialement éclaté ?