choisi de se concentrer sur les projets d’infrastructure et de développement économique, considérant qu’il devait d’abord faire "rêver" les élus et les franciliens.
Jusqu’à l’été 2008, j’étais presque seul à affirmer que pour redonner une véritable dynamique à l’espace du Grand Paris et plus largement à la Région Ile-de-France, il fallait d’abord régler le problème institutionnel et définir un nouveau modèle de gouvernance politique.
La formidable idée de la Conférence Métropolitaine, voulue et animée par Bertrand Delanoë, s’est malheureusement transformée en un simple Syndicat Mixte Ouvert qui n’est qu’une association pour faire des études, encore des études, toujours des études...sans aucun pouvoir de décision. Les positions les plus conservatrices, défendues par Jean-Paul Huchon et les Présidents de conseils généraux, se sont donc imposées, tuant dans l’œuf l’idée trop révolutionnaire d’une préfiguration de l’Assemblée Constituante d’un futur Grand Paris.
Lors des auditions de la Commission Balladur, chargée de proposer des pistes pour une réforme de la gouvernance des collectivités locales, le chœur de tous ceux qui ne veulent rien céder s’est puissamment fait entendre. Les oppositions à toute réforme sont féroces, droite et gauche confondues. Comme le disait Edgar Faure : « l’immobilisme est en marche, désormais rien ne saurait plus l’arrêter ».
Il sera donc écrit que les « grands » élus franciliens auront pris le risque de rater ce rendez-vous de l’histoire. Pourtant, beaucoup d’élus locaux et nationaux souhaitent une vraie réforme.
Quant aux citoyens, ils sont quasiment absents de ce débat alors qu’ils sont les premiers concernés. Je veux donc leur donner la parole et faire souffler le vent de la démocratie directe. Voilà pourquoi je vous propose de signer ce manifeste pour un Grand Paris de l’Egalité et de la Fraternité, en vous connectant sur :
http://www.manifeste-grand-paris.fr/
Cette démarche n’est en rien partisane. Chacun sait que je suis un élu libre et ce débat n’est heureusement pas tranché par le traditionnel clivage gauche-droite car il y a dans les deux camps des promoteurs et des opposants à l’idée du Grand Paris.
Pour moi, la question n’est pas de savoir s’il faut faire le Grand Paris car le Grand Paris existe. Il est le cœur de la Région Ile-de-France. Le Grand Paris existe mais il n’est pas gouverné.