Conformément à l’ambition du Président de la République, le Gouvernement souhaite aujourd’hui réformer le lycée général et technologique, après avoir réformé le lycée professionnel.
Une orientation plus personnelle, progressive et continue, un accompagnement personnalisé tout au long de la scolarité, une ouverture plus grande du lycée sur son époque. Voilà les trois chantiers essentiels qui guident la présente réforme.
Les propositions qui vont vous être présentées ici s’appuient sur les résultats d’enquêtes conduites, depuis près d’un an, par l’ensemble des académies du ministère.

I Mieux orienter
II Mieux accompagner chaque lycéen
III Mieux s’adapter à son époque
IV Les étapes de la réforme du lycée
I Mieux orienter
Pour une orientation plus progressive
Aujourd’hui : L’orientation est brutale et définitive
L’orientation est trop souvent irréversible. Dès l’âge de 15 ans, pour la plupart des lycéens, le choix des enseignements de détermination, d’une voie ou d’une série enferme l’élève dans un parcours, sans véritable possibilité de changement.
Le redoublement est trop fréquemment l’unique réponse aux difficultés des lycéens.
À l’issue de la classe de seconde, près d’un élève sur cinq ne passe pas en classe de première : ils redoublent, sont réorientés ou quittent le lycée. Les lycéens sont privés de la seconde chance à laquelle ils doivent pouvoir prétendre.
L’orientation est source d’angoisse pour les élèves et les familles.
- Demain : Une orientation progressive et réversible
Dédramatiser l’orientation grâce à des corrections de trajectoire possibles aux moments clés de la scolarité.
Faire de la classe de seconde un vrai moment de détermination.
Réduire les redoublements, dans l’intérêt des élèves, chaque fois que c’est possible.
Pour une orientation plus ouverte
Aujourd’hui : L’orientation est trop élitiste
Il existe un grand déséquilibre entre les séries : 50 % des élèves de la voie générale choisissent la série scientifique (S) parce qu’elle offre un large accès à l’enseignement supérieur.
Paradoxalement, certaines formations scientifiques du supérieur connaissent des problèmes de recrutement.
Les débouchés des autres séries en termes de poursuite d’études et d’emploi ne sont pas suffisamment identifiés et valorisés.
Les séries sciences et technologies industrielles (S.T.I.) et de laboratoire (S.T.L.) et leurs programmes n’ont pas été rénovés depuis 1993.
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