Après le rejet cette nuit du texte sur la tarification de l’énergie, le « calvaire législatif » du Gouvernement se poursuit au Palais du Luxembourg, avec le rejet ce jour en commission de la loi de programmation budgétaire 2012-2017…

Se heurtant aux exigences de sa majorité profondément divisée, le Gouvernement boit le calice jusqu’à la lie une semaine après la censure du projet de loi logement pour non-respect de la procédure parlementaire.

Les sénateurs UMP ont notamment pointé du doigt le manque d’efforts en matière de réduction des dépenses, pourtant aujourd’hui nécessaires pour tenir les objectifs de réduction du déficit.

Nous avons également dénoncé un matraquage fiscal sans précédent (en particulier en direction des entreprises), et souligné une programmation pluriannuelle reposant sur des hypothèses irréalistes et intenables de croissance.

Pour des motifs bien évidemment très différents, les élus communistes ont également voté contre ce texte. Le résultat n’en est pas moins là : l’opposition à la politique budgétaire du gouvernement est forte, et les socialistes sont en minorité (23 voix contre 18)…

De là à interpréter ce vote comme un tour de chauffe avant l’examen du budget au Sénat, il n’y a qu’un pas…